Barbara Daeffler ou quand la poésie fait corps avec la matière

Comment se plonger dans le modelage d’une nouvelle espèce animale?On s’aide de photos, de croquis, de vidéos pour détailler les mouvements, le regard, l’allure, la musculature sous les poils….mais l’animal sauvage nous échappe à jamais. Les mots, les histoires animalières peuvent réactiver la sensation de la rencontre, une proximité.
Je travaille depuis quelques semaines sur la figure du Renard. Animal sauvage qu’on a la chance de pouvoir observer furtivement chez nous.Dans la culture populaire le renard tantôt admiré pour son intelligence, est symbole de ruse, de malice et de farces. Parfois doté de pouvoirs magiques il est associé à la métamorphose. En Finlandais » aurores boréales » signifie littéralement » Feux de Renard ». On raconte qu’en courant à travers les collines enneigées, le renard crée des aurores boréales: au contact de la neige sa fourrure provoque des étincelles magiques et embrase le ciel.

Alors que j’étudiais la morphologie du renard pour en saisir l’essence. Je reçu de la part de GASPAR Yaga une histoire de rencontre animalière intitulée » Feunambule ».
La lecture de ce très beau texte fit éclore des sensations et des images très inspirantes. Les pièces ci-incluses ( grès roux, terres mêlées, malachite) ont été réalisées dans la foulée.Une collaboration est née » Petits renards contre Haïkus….peu importe qui inspire l’autre.





